36% des internautes français sont équipés d’un adblocker.

D’après les dernier chiffres de l’IAB france sur les AdBlockers que je cite, publiés le 22 novembre,  le taux d’adblocking a encore progressé de 20%, passant de 30 à 36 % des internautes entre janvier et novembre.

On atteint 55 % pour les internautes de 16-24 ans !! Et 45% pour les 25-34 ans.

Seuls 9 % des internautes français affirment avoir totalement abandonné leur outil d’adblocking, chiffre en progression de 4 pts depuis mars.

Le taux d’équipement en France ne fait qu’augmenter, et les jeunes et jeunes actifs sont largement couverts. Ce qui est de mauvais augure à moyen terme. A la lecture de l’étude, on voit que les motivations à l’adoption d’un adbloker sont toujours les mêmes, et restent stables, preuve qu’il ne se passe pas grand chose côté de l’UDA et des éditeurs pour comprendre les internautes et changer les pratiques actuelles. C’est bien dommage.

Bizarrement les devices Mobile sont moins touchés. Ca ne devrait pas durer éternellement vu que les usages basculent sur Mobile et que es investissements publicitaires augmentent également sur ce support.

 

Ce que démontre la campagne anti-adblockers du GESTE

Les Adblockers continuent de faire tourner la tête aux éditeurs.

Le test anti-ablocking mené par le GESTE en octobre montre que le réflexe « adblockers » est bien ancré.

En effet, si pendant la durée de la campagne 18% des utilisateurs engagés ont désactivé leurs adblocks, permettant l’affichage de près de 38% de pages vues avec pub, ce phénomène ne dure pas puisque 53% des utilisateurs finissent par réactiver leur adblock. La moitié le font dans les 24 heures qui suivent la désactivation, les trois-quarts dans la semaine.

L’effet de dissuasion recherché est très éphémère, et ne semble impacter réellement que les utilisateurs engagés avec le site concerné, ou ceux qui accèdent sur les contenus après des recherches actives, car comme le souligne l’étude :

  • Au-delà de 10 minutes de visite, le taux de désactivation augmente de +20%. Et à partir de 20 visites, il passe à +53%. Un utilisateur régulier est donc plus enclin à désactiver son adblock.
  • L’origine du trafic a une influence très importante sur le taux de désactivation. Les utilisateurs arrivant depuis les réseaux sociaux désactivent 2 fois moins leur adblock que ceux arrivant en direct ou via les moteurs de recherche.

Qu’en déduire?

si bloquer les adblockers a un effet « micro-conjoncturel », probablement lié à la motivation sur le moment d’un internaute à lire un contenu en particulier, alors ce type de campagne n’a pas de sens à moyen terme, hormis fragiliser encore plus les revenus des éditeurs.

Par extension on peut même penser que la « marque éditeur » n’influence pas ou peu le choix de désactiver, ce qui est une très mauvaise nouvelle pour eux.

si l’origine du trafic est importante, et que la distribution sur les plateformes apporte un trafic moins enclin à désactiver son adblocker, quel intérêt pour les éditeurs à payer pour distribuer des contenus qui ne rapportent rien? Et d’éditorialiser la publicité avec le native advertising qui risque d’entrainer une confusion insurmontable pour les internautes : si le publicité doit être bloquée, et que les contenus proposées, même sur les sites de confiance sont en fait des publicités, alors il faut bloquer les contenus, ou en tout cas, ne plus leur donner de valeur.

si les internautes utilisant des adblockers ne sont pas sensible à la notion de perte de revenus des éditeurs, ni à la marque, compte tenu du taux de réactivation de l’adblock et de la rapidité avec laquelle ils le réactivent, alors il faut trouver un autre argument, et se recentrer sur le contenu, qu’il faut « protéger », pour éviter sa duplication ou l’effet me-to.

OK mais que vaut un article sur un site quand l’offre de contenu est quasi infinie et interchangeable? Rien. Sauf si je veux le consommer immédiatement. Que j’ai confiance dans la « source » de l’article. Et qu’il contienne une part d’exclusivité.

Il me semble que c’est l’instant de consommation du contenu, l’intention du lecteur, et l’originalité des informations  qui va le décider ou non, qui donne de la valeur au contenu, pas la « marque », ni le relai de diffusion.

Cela pose la question de la fidélisation de l’audience des éditeurs. Comment maintenir une audience « monétisable » dans ce contexte?

Je n’ai pas la réponse. Mais il est clair que l’offre de service des site de presse, éditeurs, doit prendre en question la notion de contexte de consommation du contenu et d’accès à un contenu original, comme parti intégrante du contrat entre éditeur & lecteur. Pub contre contenu, c’est fini.

Et qu’il est tant que les éditeurs s’alarment du nombre de sites qui sont en fait des plateformes de publicités déguisées, où qui n’ont aucune démarches éditoriales pertinentes, voir sont des hoax, pour assainir le marché et revaloriser leur propre contenus.

 

 

La stat digitale du jour : Le Mobile représente 47% de la publicité digitale aux US

L’étude IAB/PwC Internet Ad Revenue Report, HY 2016 montre une progression des revenus issus de la publicité digitale de 20% en YoY aux US, ce qui est énorme.

Le mix reste stable outre atlantique : le Search représente 50% des revenus issus de la publicité digitale.

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Le mobile tire la croissance des revenus, et représente 47% des revenus, ce qui est énorme, avec une progression de +30%.

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C’est la conséquence logique des nouveaux usages web, orienté Mobile, qui passe un nouveau cap : l’internet Mobile a dépassé l’internet Desktop pour la première fois en Octobre. Et rien ne laisse présager que cela change à l’avenir.

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48% de publicités visibles en France en S1 2016

Kantar et Adledge ont publié leur baromètre Ad Verification sur S1 2016.

Cette fois, pas de hausse depuis le baromètre Q1 2016, les chiffres sont stables, avec 48% d’impressions visibles selon la norme MRC en S1 2016 (+1pts vs Q1 2016).

Le taux reste inférieur à 50%. On est encore loin d’un écosystème où la publicité non vue est l’exception.

Le pire c’est que:

#1, le temps d’exposition moyen des formats publicitaires lui chute drastiquement. Il passe de 9sec en Q1 2916 à 3sec sur tout S1 2016 !! De là à dire que les campagnes de Q2 2016 ont été à peine regardée, dû à une avalanche de pubs/campagnes sur cette période, il n’y a qu’un pas. Elles sont visibles certes, mais le temps de scroller en fait… et personne ne retient rien. Une vrai « réussite » et beaucoup d’argent gâché.

#2, la fraude sur la catégorie « contenus pour les enfants » reste élevée, à 33%. Merci pour eux. Que fait le le marché et les régies pour respecter les lois sur la publicité auprès des jeunes publics? Pas autant qu’il faudrait manifestement.

Les chiffres complets dans l’infographie :

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Adblocker : du problème à la révolution publicitaire

Le « problème » des Adblokers est en train de se transformer en une révolution publicitaire. Et on peut s’en réjouir.

Alors que les GAFA tentent par tous les moyens de contourner les adblocker, à l’image de Facebook qui s’est lancé dans une guerre sans fin anti adblocker cet été, le leader de l’Adblocking, AdBlockPlus, a lancé une plateforme de distribution de publicités acceptables, appelée Acceptable Ads Platform, et se transforme en régie publicitaire privée.

Le principe est simple : vous voulez diffuser auprès des utilisateurs d’adblock plus? OK. Mais votre pub est soumise au vote des utilisateurs et si elle n’est pas jugée pertinente, elle sera bloquée. Simple et efficace.

Une réponse fine et intelligente, doublée d’une mutation du principe des adblockers, qui ne doit pas être sous estimée.

Les internautes reprennent le pouvoir sur le pub. C’est la base du permission marketing, et c’est très bien.

A noté, la frilosité des annonceurs à exploiter le potentiel des adblockers. Sortie de Converse, à ma connaissance seul Post-it s’est intéressé à la question, avec une utilisation originale des post it pour remplacer les bannières de retargeting, mais qui date de 2015… Il serait temps que les annonceurs se réveillent s’ils ne veulent pas, en plus de perdre leur argent dans les méandres des intermédiaires technologiques, perdre en plus le contrôle totale de leur diffusion et de leur messages publicitaires.

 

It’s an Android world !!

Google a gagné. Encore. En à peine plus de 5ans, Android a écrasé Blackberry, renvoyé Windows Mobile aux oubliettes de l’histoire, tué dans l’œuf toute tentative pour Nokia de revenir dans le jeu, et a réussi à contenir Apple, qui reste cantonné à occuper le haut du panier de la chaine alimentaire avec ses smartphones à haute différentiation sociale.

85% des smartphones sont équipés Android. Et ca ne va pas changer demain. Le Mobile est mort, vive Android.

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Source

Succès fulgurant, c’est certain. Pour moi cela reste un cas flagrant d’abus de position dominante (un duopole déséquilibré en tout cas) et un risque majeur que cette situation engendre un effet délétère sur l’innovation et l’utilisation des données mobile personnelle, qui tombent toutes dans l’escarcelle de Google.

Sans parler du fait que le mobile est le premier device en utilisation pour presque tout-le-monde, c’est un atout de poids pour une société qui vends de la pub, produit des contenus, héberge toutes nos vidéos, connait toutes nos recherches, sait ou l’on est et ou l’on va tout le temps…

L’internet est mort, vive Google?

Platform wars : the final score