48% de publicités visibles en France en S1 2016

Kantar et Adledge ont publié leur baromètre Ad Verification sur S1 2016.

Cette fois, pas de hausse depuis le baromètre Q1 2016, les chiffres sont stables, avec 48% d’impressions visibles selon la norme MRC en S1 2016 (+1pts vs Q1 2016).

Le taux reste inférieur à 50%. On est encore loin d’un écosystème où la publicité non vue est l’exception.

Le pire c’est que:

#1, le temps d’exposition moyen des formats publicitaires lui chute drastiquement. Il passe de 9sec en Q1 2916 à 3sec sur tout S1 2016 !! De là à dire que les campagnes de Q2 2016 ont été à peine regardée, dû à une avalanche de pubs/campagnes sur cette période, il n’y a qu’un pas. Elles sont visibles certes, mais le temps de scroller en fait… et personne ne retient rien. Une vrai « réussite » et beaucoup d’argent gâché.

#2, la fraude sur la catégorie « contenus pour les enfants » reste élevée, à 33%. Merci pour eux. Que fait le le marché et les régies pour respecter les lois sur la publicité auprès des jeunes publics? Pas autant qu’il faudrait manifestement.

Les chiffres complets dans l’infographie :

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Publicités

Adblocker : du problème à la révolution publicitaire

Le « problème » des Adblokers est en train de se transformer en une révolution publicitaire. Et on peut s’en réjouir.

Alors que les GAFA tentent par tous les moyens de contourner les adblocker, à l’image de Facebook qui s’est lancé dans une guerre sans fin anti adblocker cet été, le leader de l’Adblocking, AdBlockPlus, a lancé une plateforme de distribution de publicités acceptables, appelée Acceptable Ads Platform, et se transforme en régie publicitaire privée.

Le principe est simple : vous voulez diffuser auprès des utilisateurs d’adblock plus? OK. Mais votre pub est soumise au vote des utilisateurs et si elle n’est pas jugée pertinente, elle sera bloquée. Simple et efficace.

Une réponse fine et intelligente, doublée d’une mutation du principe des adblockers, qui ne doit pas être sous estimée.

Les internautes reprennent le pouvoir sur le pub. C’est la base du permission marketing, et c’est très bien.

A noté, la frilosité des annonceurs à exploiter le potentiel des adblockers. Sortie de Converse, à ma connaissance seul Post-it s’est intéressé à la question, avec une utilisation originale des post it pour remplacer les bannières de retargeting, mais qui date de 2015… Il serait temps que les annonceurs se réveillent s’ils ne veulent pas, en plus de perdre leur argent dans les méandres des intermédiaires technologiques, perdre en plus le contrôle totale de leur diffusion et de leur messages publicitaires.

 

It’s an Android world !!

Google a gagné. Encore. En à peine plus de 5ans, Android a écrasé Blackberry, renvoyé Windows Mobile aux oubliettes de l’histoire, tué dans l’œuf toute tentative pour Nokia de revenir dans le jeu, et a réussi à contenir Apple, qui reste cantonné à occuper le haut du panier de la chaine alimentaire avec ses smartphones à haute différentiation sociale.

85% des smartphones sont équipés Android. Et ca ne va pas changer demain. Le Mobile est mort, vive Android.

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Source

Succès fulgurant, c’est certain. Pour moi cela reste un cas flagrant d’abus de position dominante (un duopole déséquilibré en tout cas) et un risque majeur que cette situation engendre un effet délétère sur l’innovation et l’utilisation des données mobile personnelle, qui tombent toutes dans l’escarcelle de Google.

Sans parler du fait que le mobile est le premier device en utilisation pour presque tout-le-monde, c’est un atout de poids pour une société qui vends de la pub, produit des contenus, héberge toutes nos vidéos, connait toutes nos recherches, sait ou l’on est et ou l’on va tout le temps…

L’internet est mort, vive Google?

Platform wars : the final score

La revue de presse Digitale du jour

Une sélection d’articles qui ont attiré mon attention en cette belle semaine  de septembre :

Un article de Julien Devaureix sur Linkedin qui met au centre de la transformation digitale (ce mot valise répété comme un mantra) une chose tout simple : l’innovation.

Cette fois, c’est l’oracle lui même qui parle. Martin Sorrell, big boss de la publicité mondiale, qui dit, « Brands are starting to question if they have over-invested in digital ». Ca calme. Bon ce n’est pas la mort du Digital non plus, mais penser que P&G revient en arrière après avoir investit beaucoup de temps sur Facebook, ca en dit long sur l’état d’esprit de certains annonceurs, et des performances réelles des nouveaux médias.

Ce qui fait écho à l’article de Petit Web, sur le sujet redondant et insoluble, de l’avenir des agences médias, qui sont (parait il) condamnées, tel les derniers dinosaures. Si j’avoue ne pas souscrire au climat d’autoflagellation des agences qui crient au loup, alors quelles évoluent sur un marché en croissance depuis 10 ans, il est vrai que les maux qui touchent le digital sont profonds et que dans le couple annonceur/agence, il n’y a pas de gentils, même l’ANA aux USA le dit. Elles sont « condamnées » à se transformer constamment pour rester au contact des GAFA qui eux innovent constamment sans se poser la question de la survie des intermédiaires qui dépendent eux.

Ce qui permet à certain de prédire avec gourmandise un « bain de sang » pour les médias en 2017 » tout cela car, et j’approuve, « le spot de 30 secondes est en train de mourir, la pub display a disparu, le programmatique fait s’effondrer les CPM et la moitié des gens utilisent des ad-blockers ». Reste le brand content parait il…. A qui la faute si ce n’est aux acteurs du Digital qui n’innovent plus (ils suivent), n’ont plus aucune retenu dans l’exercice de leur métier, et n’ont rien compris aux Millenials, ces « jeunes » qui se foutent de la pub. et des médias.

Bonne lecture en tout cas.